Le plan national se veut évolutif sans pour autant nécessiter une réécriture des plans spécifiques élaborés sur la base des précédentes éditions par les administrations, les collectivités et les entreprises. L’actualisation vise à prendre en compte les avancées réalisées depuis 2007 : évolution en cours du plan guide de l’OMS, mise en application du nouveau règlement sanitaire international, travaux réalisés sous l’égide du délégué interministériel à la grippe aviaire, publication du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Elle prend en considération un environnement qui s’est modifié, parfois négativement avec l’apparition de virus présentant certaines résistances aux antiviraux, mais surtout positivement avec des progrès scientifiques et techniques rapides, notamment sur les vaccins dits « prépandémiques ». La présente édition tire également les enseignements de l’exercice national réalisé le 24 janvier 2008 et des exercices locaux. Le plan est un outil opérationnel, fondé sur des mesures normées que les autorités peuvent décider d’appliquer en fonction de chaque situation concrète rencontrée. En examinant l’opportunité de prendre chacune de ces mesures, le décideur doit avoir présent à l’esprit que l’efficacité de la plupart d’entre elles est conditionnée par une bonne anticipation et par la précocité de leur mise en oeuvre. Depuis l’édition précédente du plan, chaque ministère a dû préciser le contenu de chaque mesure relevant de ses compétences. Le plan est intersectoriel. Au-delà des enjeux sanitaires, il s’attache à préserver la continuité de l’ensemble de la vie sociale et économique, dont le fonctionnement le plus normal possible est une condition permettant d’éviter ou de réduire les dommages causés par la pandémie. Au cours des deux dernières années, la réalisation des plans de continuité d’activité de l’administration et des entreprises a permis de renforcer ce caractère intersectoriel. Le plan veut souligner davantage l’attachement à la coordination internationale, gage d’une meilleure efficacité. Il s’agit de favoriser une meilleure connaissance mutuelle des dispositions envisagées par nos partenaires européens et mondiaux. Dans l’esprit du séminaire Eurogrippe de septembre 2008, il s’attache notamment à favoriser la concertation avec les Etats membres et partenaires de l’Union européenne sur les mesures à appliquer, en premier lieu avec les pays limitrophes de la France. Un volet particulier du plan est désormais consacré à cette dimension européenne. Enfin le plan se veut exemplaire, participant pour la première fois à une démarche de planification de crise organisée à l’échelle planétaire pour faire face à une menace globale touchant la société dans son ensemble. Cette démarche pourrait être un jour étendue à d’autres problèmes globaux, qu’ils soient sanitaires, écologiques ou économiques. L’utilisation de la présente édition reste inchangée : - le sommaire est conservé ; - la fiche de réaction rapide « Risque imminent de pandémie » qui figure dans le plan, doit être utilisée au moment critique où la forte probabilité d’un basculement dans la pandémie sera perçue, quelle que soit la situation nationale ; - aucune mesure n’est automatique. Chacune doit être examinée par la Cellule interministérielle de crise au niveau national au cas par cas en fonction de l’évolution de la situation ; - à des fins d’aide à la décision, certaines mesures sont accompagnées d’une appréciation de pertinence résultant de l’analyse d’épidémies ou de pandémies réelles ; - le plan national est complété par un recueil de fiches techniques. Pour cette 4ème édition, une version du plan national sur cédérom permettra un accès par hyperliens aux principaux documents de référence, aux fiches techniques et aux textes législatifs et réglementaires les plus importants. [ Lien vers le PDF|/PLAN_PG_2009.pdf|fr]